The Morphée

(SOMNIO DEUS)



"on ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va"


C’est tout à fait le genre de week-end que j’aime. Partir, un peu à l’arrache, un peu au dernier moment, sans prévoir grand chose, sinon une tente, et nos places.

Déambuler dans la nuit, un peu alcoolisee, papoter, apostropher les mecs que t’as croisé dans la journée, avec qui t’as bu un verre, t’as pris une chaise, philosophé, protesté, rit surtout énormément. Parce que tu vois, ce genre de personnes un peu bourré, t’oses en général pas les approcher. Pourtant, SI, ils sont géniaux, ils sont énormes, ils ont 50 piges, ils chouillent tous les soirs, ils se cament et ils s’prennent pas la tête. Ils conduisent des bus, ils parlent espagnol, ils sont Jésus, ils sont sensibles, des artistes, photographes, d’une bonne vingtaine d’année, papa d’une fille de cinq ans, qui aurait pu attérir…

ou retourner aux joies du simple flirt

ou retourner aux joies du simple flirt

"C’est plus facile de dire oui, que d’expliquer pourquoi on dit non"

Arizona Dream

 Back a few weeks before.

Finalement, on ne s’éloigne jamais bien loin des conventions. Souvent, on devient même ce que l’on a toujours voulu ne pas être. C’est cette abscence de contrôle qui demeure insupportable, parce qu’en fait, juste avant que le clair de lune n’éclaire son visage dans cette ruelle sombre, tu en étais bien loin des conventions.

No limits ? No control ?

No limits ? No control ?

J’ai l’impression, que jamais je ne serais en vacances.

J’ai trouvé un remède à la nicotine.

La fatigue.

«L’amour physique est sans issue.»
Serge Gainsbourg 
Initials B. B.

«L’amour physique est sans issue.»


Serge Gainsbourg

Initials B. B.

Perpétuel combat entre l’Envie et la Raison.

Perpétuel combat entre l’Envie et la Raison.

The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion

une oeuvre de 15 125 pages, jamais publiée

Lait noir de l’aube nous le buvons le soir / le buvons à midi et le matin nous le buvons la nuit / nous buvons et buvons / nous creusons dans le ciel une tombe où l’on n’est pas serré / Un homme habite la maison il joue avec les serpents il écrit / il écrit quand il va faire noir en Allemagne Margarete tes cheveux d’or / écrit ces mots s’avance sur le seuil et les étoiles tressaillent il siffle ses grands chiens / il siffle il fait sortir ses juifs et creuser dans la terre une tombe / il nous commande allons jouez pour qu’on danse

Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit / te buvons le matin puis à midi nous te buvons le soir / nous buvons et buvons / Un homme habite la maison il joue avec les serpents il écrit / il écrit quand il va faire noir en Allemagne Margarete tes cheveux d’or / Tes cheveux cendre Sulamith nous creusons dans le ciel une tombe où l’on n’est pas serré

Il crie enfoncez plus vos bêches dans la terre vous autres et vous chantez jouez / il attrape le fer à sa centure il le brandit ses yeux sont bleus / enfoncez plus les bêches vous autres et vous jouez encore pour qu’on danse

Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit / te buvons à midi et le matin nous te buvons le soir / nous buvons et buvons / un homme habite la maison Margarete tes cheveux d’or / tes cheveux cendre Sulamith il joue avec les serpents

Il crie jouez plus douce la mort la mort est un maître d’Allemagne / il crie plus sombres les archets et votre fumée montera vers le ciel / vous aurez une tombe alors dans les nuages où l’on n’est pas serré

Lait noir de l’aube nous te buvons la nuit / te buvons à midi la mort est un maître d’Allemagne / nous te buvons le soir et le matin nous buvons et buvons / la mort est un maître d’Allemagne son oeil est bleu / il t’atteint d’une balle de plomb il ne te manque pas / un homme habite la maison Margarete tes cheveux d’or / il lance ses grands chiens sur nous il nous offre une tombe dans le ciel / il joue les serpents et rêve la mort est un maître d’Allemagne

tes cheveux d’or Margarete / tes cheveux cendre Sulamith

Todesfuge, Paul Celan

Bucarest, mai 1945

Elle reste un mystère, mais un mystère fascinant et apprivoisable.

Elle reste un mystère, mais un mystère fascinant et apprivoisable.

95 D

Ca fait bader.